Grande nouvelle : Saint Ex, c'est plus petit que Gatwick.
La différence de taille est la première chose qui frappe lorsqu'on arrive dans l'aéroport Saint Exupéry de Lyon après avoir passé 6 mois dans les environs d'EGKK. Mais ce qui est petit est mignon, dit-on.
Après 2 journées de vols au départ de LYS, voici mes premières impressions sur ma nouvelle base, et quelques anecdotes sur les journées qui viennent de s'écouler.
easyJet dispose de 3 appareils à Lyon (contre 52 à Gatwick!). Jusqu'au 1er novembre, seuls 2 A319 jouxtaient le terminal 3. Mais avec l'expansion macrophagique de la compagnie, le troisième avion est arrivé, offrant ainsi de nouvelles destinations. Ainsi, Rome Ciampino, Nantes, Edimbourg, Bruxelles viennent s'ajouter aux destinations offertes depuis la capitale des Gones.
LYS est une base pour les cabin crews, pour les F/O (copilotes), mais pas pour les captains, qui continuent d'arriver pour quelques jours depuis diverses bases essentiellement anglaises (LTN, LGW, STD) et logés à l'hôtel dans la ville.
La crew room ne paie vraiment pas de mine vu de l'extérieur... Petite, à l'écart, entourée de grillages... mais l'intérieur contraste avec son apparence, affichant une raisonnable modernité, et un nombre d'ordinateurs et de tables de brieffing juste suffisant pour que 3 équipages puissent y prendre position.
Les destinations sont généralement plus proches que celles de Gatwick. Quelques-unes d'entre elles : Toulouse, Bordeaux, Madrid, Barcelone, Porto, Marrakech, Casablanca, Rome... Les journées se soldent donc souvent par 4 vols quotidiens, d'environ 1 heure chacun.
Ce matin, direction Rome Ciampino, le second aéroport de Rome après Fiumicino. J'arrive bien en avance à la crew room, car Ciampino est un aéroport compliqué (il existe un brief de 78 pages à lire avant de s'y rendre!), pour me préparer au mieux et imprimer (et décortiquer) les documents du vol. Et là, surprise... Un NOTAM (Notice To AirMen) stipule que l'aéroport sera fermé entre 8h30 et 9h30 du matin, pile poil quand nous sommes censés arriver là bas...
Il y a des jours où rien ne va comme on l'espère. On prévoie quelque chose, c'est l'opposé qui arrive. Eh bien, cette journée était l'une d'entre elle. Ciampino fermé, des changements de pistes aux derniers moments au départ comme à l'arrivée, des procédures d'arrivée qui ne correspondent pas à ce que nous avons brieffé au préalable, des ILS qui ne fonctionnent qu'à moitié, du vent de travers avec fortes rafales... Bref, de quoi vous tenir éveillé si vous avez mal dormi la veille.
A l'arrivée sur Ciampino, tous les avions sont envoyés dans ce que nous appelons des circuits d'attente (ou holding patterns). Pour schématiser, les contrôleurs font tourner les avions en rond en attendant que la situation se débloque, avant de les envoyer les uns après les autres, dans une séquence réglée comme du papier à musique, vers l'approche. C'est la démonstration par l'exemple qu'il vaut mieux bien lire les NOTAMS avant de partir, car cela requiert quelques centaines de litres de pétrole supplémentaires dans les réservoirs, sous peine d'avoir à partir vers une autre destionation, pour la plus grande joie des passagers....
Bouchons à l'arrivée = bouchons au départ. Et par effet de dominos, nous serons en retard sur tous nos vols de la journée, la faute à une démonstration militaire matinale en Italie.
Mais cette petite anecdote fait partie du folklore, et je ne me plains pas de ces turpitudes, d'autant que - en raison du mois passé sans voler - je suis accompagné d'un Training Captain sur mes 8 premiers vols avant le Line check après demain.
Bref, je m'amuse comme un petit fou à Lyon, si vous ne l'aviez pas encore compris :)
Merci à vous pour vos messages, j'espère parvenir à vous faire partager ma passion et le rêve que je vis éveillé depuis 6 mois, en dépit de ce que les détracteurs peuvent dire. Nous travaillons dur, nous travaillons beaucoup, mais que c'est bon !!
La différence de taille est la première chose qui frappe lorsqu'on arrive dans l'aéroport Saint Exupéry de Lyon après avoir passé 6 mois dans les environs d'EGKK. Mais ce qui est petit est mignon, dit-on.
Après 2 journées de vols au départ de LYS, voici mes premières impressions sur ma nouvelle base, et quelques anecdotes sur les journées qui viennent de s'écouler.
easyJet dispose de 3 appareils à Lyon (contre 52 à Gatwick!). Jusqu'au 1er novembre, seuls 2 A319 jouxtaient le terminal 3. Mais avec l'expansion macrophagique de la compagnie, le troisième avion est arrivé, offrant ainsi de nouvelles destinations. Ainsi, Rome Ciampino, Nantes, Edimbourg, Bruxelles viennent s'ajouter aux destinations offertes depuis la capitale des Gones.
LYS est une base pour les cabin crews, pour les F/O (copilotes), mais pas pour les captains, qui continuent d'arriver pour quelques jours depuis diverses bases essentiellement anglaises (LTN, LGW, STD) et logés à l'hôtel dans la ville.
La crew room ne paie vraiment pas de mine vu de l'extérieur... Petite, à l'écart, entourée de grillages... mais l'intérieur contraste avec son apparence, affichant une raisonnable modernité, et un nombre d'ordinateurs et de tables de brieffing juste suffisant pour que 3 équipages puissent y prendre position.
Les destinations sont généralement plus proches que celles de Gatwick. Quelques-unes d'entre elles : Toulouse, Bordeaux, Madrid, Barcelone, Porto, Marrakech, Casablanca, Rome... Les journées se soldent donc souvent par 4 vols quotidiens, d'environ 1 heure chacun.
Ce matin, direction Rome Ciampino, le second aéroport de Rome après Fiumicino. J'arrive bien en avance à la crew room, car Ciampino est un aéroport compliqué (il existe un brief de 78 pages à lire avant de s'y rendre!), pour me préparer au mieux et imprimer (et décortiquer) les documents du vol. Et là, surprise... Un NOTAM (Notice To AirMen) stipule que l'aéroport sera fermé entre 8h30 et 9h30 du matin, pile poil quand nous sommes censés arriver là bas...
Il y a des jours où rien ne va comme on l'espère. On prévoie quelque chose, c'est l'opposé qui arrive. Eh bien, cette journée était l'une d'entre elle. Ciampino fermé, des changements de pistes aux derniers moments au départ comme à l'arrivée, des procédures d'arrivée qui ne correspondent pas à ce que nous avons brieffé au préalable, des ILS qui ne fonctionnent qu'à moitié, du vent de travers avec fortes rafales... Bref, de quoi vous tenir éveillé si vous avez mal dormi la veille.
A l'arrivée sur Ciampino, tous les avions sont envoyés dans ce que nous appelons des circuits d'attente (ou holding patterns). Pour schématiser, les contrôleurs font tourner les avions en rond en attendant que la situation se débloque, avant de les envoyer les uns après les autres, dans une séquence réglée comme du papier à musique, vers l'approche. C'est la démonstration par l'exemple qu'il vaut mieux bien lire les NOTAMS avant de partir, car cela requiert quelques centaines de litres de pétrole supplémentaires dans les réservoirs, sous peine d'avoir à partir vers une autre destionation, pour la plus grande joie des passagers....
Bouchons à l'arrivée = bouchons au départ. Et par effet de dominos, nous serons en retard sur tous nos vols de la journée, la faute à une démonstration militaire matinale en Italie.
Mais cette petite anecdote fait partie du folklore, et je ne me plains pas de ces turpitudes, d'autant que - en raison du mois passé sans voler - je suis accompagné d'un Training Captain sur mes 8 premiers vols avant le Line check après demain.
Bref, je m'amuse comme un petit fou à Lyon, si vous ne l'aviez pas encore compris :)
Merci à vous pour vos messages, j'espère parvenir à vous faire partager ma passion et le rêve que je vis éveillé depuis 6 mois, en dépit de ce que les détracteurs peuvent dire. Nous travaillons dur, nous travaillons beaucoup, mais que c'est bon !!

