mercredi 5 mai 2010

Less happy days

Les nouvelles ne sont pas bonnes. Pas dramatiques, juste pas bonnes, et expliquent en partie mon silence radio depuis quelques temps.

Comme vous le saviez, j'ai eu une interview à Genève pour partir chez Topswiss, les petits frères suisses d'easyjet. Malheureusement, la première chose que l'on nous a dit sur place (nous étions 5 aux entretiens) était que tous les postes permanents avaient été attribués, et qu'il n'y avait plus que des contrats de 5 mois à Bale Mulhouse de disponibles. C'était une très, très grande déception car je pensais sincèrement remplir, plus que n'importe quel anglais, les critères recherchés par la compagnie. Mais leur sélection par "ordre alphabétique" ne m'a pas avantagé, et je suis rentré sur Lyon extrêmement déçu comme vous pouvez l'imaginer.

J'ai ainsi terminé ma pige lyonnaise, quitté mon château pour repartir, depuis le 1er mai sur Londres Gatwick, qui était le plan original. J'y vole comme un bourrin (ce qui est bien si l'on considère que je suis payé à l'heure de vol) et retrouve la "joie" des aéroports bondés de monde, des crew rooms avec 150 personnes à 6h du matin, des minimum time on the runway et autres "number 10 on approach".

Maintenant, la seule chose à faire à mon sens est de voir les aspects positifs de ce retour à Londres. D'abord, les routes sont plus variées qu'à Genève. Sur mes 3 premiers jours de retour ici, j'ai eu le plaisir de partir sur Gibraltar (je vais d'ailleurs poster une vidéo de l'approche, qui est très impressionnante), sur Naples, sur Marseille pour la première fois. Et ils m'envoient pendant quelques jours sur Edimbourg pour faire quelques vols vers Charles de Gaulle, mon rêve de gosse.

Donc tout n'est pas si noir. Mon logement ne me coûte quasiment rien, ce qui me permet de mettre de côté pour le voyage de noces/mariage aux Bahamas en juin. Nous avons, par ailleurs, trouvé nos bagues :) C'est juste le moral qui a pris un gros coup, mais je vais continuer à faire mon boulot du mieux possible pour, qui sait, un jour, peut être, éventuellement, arrêter de me demander ce que je vais faire dans 6 mois...

Pour finir, je viens de passer les 1000 heures de vol, ça s'arrose. Encore 500 et j'aurai atteint mon objectif. A très vite, et merci encore pour vos message de soutien, même si je n'y réponds pas à chaque fois, croyez bien que cela me fait beaucoup de bien.

A bientôt.

Miroir, mon beau miroir...

4 commentaires:

Dimitri a dit…

Bravo mon vieux
comme tu le dis si bien, tout n'est pas si noir. Meme si tu travailles d'arrache pied, effectivement, tu n'es pas encore en voie d'améliorer ta qualité de vie. Mais tu travailles. Tu n'es pas sur la touche.
Et régulièrement, j'admire ton parcours formidable qui t'a conduit jusqu'où tu en es maintenant. Sans que tu t'en apercoives avec le recul ta vie avance dans le sens que tu le désires.
Alors let's show going on !

milliotseb a dit…

Oui je compreds la deception.Avec 1500 heures tu interessera peut etre une autre compagnie

Courage et bonne continuation aux dewever

LJ35 a dit…

C'est bien de voir les aspects positifs des choses !

Ton objectif, c'est 1 500 heures ? Après, tu arrêtes ? ;-)

Anonyme a dit…

Salut Jeremy,

Comme tu l'illustres si bien c'est un rêve de gosse, parfois il faut se satisfaire de pas grand chose pour se sentir bien (tu es en phase avec cette ligne ;-)).

Au plaisir de suivre tes récits.

Cédric